Le COVID a finalement eu la peau de cet outil bien connu de l’analyse de l’environnement d’un marché. Bien fait !

Oui, c’est vrai je ne l’ai jamais vraiment aimé.

D’abord parce qu’il ne s’agit pas d’un outil d’analyse ! Juste un acronyme bidon (pourquoi un « pilon » d’ailleurs, allez savoir) qui ne sert qu’à se souvenir de 6 types d’impacts, positifs (opportunités) ou négatifs (menaces) sur un marché.

Comme étudiant en #marketing pas doué en anglais, je préférais d’ailleurs me souvenir du STEPLÉ : du (presque) français, un peu rigolo et qui avait le mérite d’être composé d’un É et donc de permettre de me souvenir plus facilement que le deuxième E était celui de Économique… Ah oui : PESTLE, STEPLE, PLESTE ou LEEPTS, c’est pareil hein, tant qu’on s’en souvient !

En tant que marketeur, je l’avoue, le PESTLE a souvent été une slide d’annexe en plus. Pas le temps d’être curieux, cultivé et analytique : deux lignes par case. On balançait l’élection du président si ça tombait cette année-là, l’arrivée de la 3G qui allait permettre de sauver des enfants en Afrique, un truc du genre le développement du Bio et puis basta !

Comme enseignant désormais, j’ai souvent droit au double-bingo « on a fait un petit SWOT et un PESTEL » 🤬

Bizarrerie de l’enseignement d’ailleurs, on commence souvent par étudier le #PESTLE avant les mécanismes internes au marché. Difficile du coup d’imaginer comment l’environnement pourrait l’impacter en bien ou en mal.

Non vraiment, tu ne nous manqueras pas, mais tu n’es pas mort pour rien.

Et c’est quand même ballot car t’es mort à une lettre près !

Juste un deuxième S aurait sauvé ta peau…

Le S de Sanitaire évidemment.

Tout le monde se souvient, il y a presque 3 ans déjà, de la 5ème Avenue, des Champs-Elysées, des canaux de Venise, complètement vides. Toutes les entreprises du monde entier furent impactées. Tous les marchés, touchés. Et tous les marketeurs pris au dépourvu : il n’y avait rien dans leur PESTLE. Et pour cause ! Qui aurait pu prévoir, imaginer, concevoir un tel évènement ? Quelle chaine hôtelière avait un plan ? Quelle plateforme de streaming était prête ? Impossible. Imprévisible.

Je ne saurais d’ailleurs mieux vous conseiller que de lire cet article sur l’excellent livre de Nicholas Taïeb : « The Black Swan », la puissance de l’imprévisible. Il revient sur la crise économique de 2008 mais le principe est le même.

Aujourd’hui, on sait.

 

Le PESTLE est mort, vive le SPESTLE, que nous baptiserons 7 Crises de Marché !

François